Matmata et ses maisons troglodytes
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Matmata et ses maisons troglodytes

Quick Answer

Matmata vaut-elle une visite lors d'un voyage depuis Tunis ?

Oui, mais mieux vaut la traiter comme une étape d'une boucle désertique plus longue plutôt que comme un voyage autonome, car elle se trouve à environ cinq à six heures de route de Tunis. Les maisons-fosses et l'Hôtel Sidi Driss sont réellement singuliers, et associer Matmata à Toujane, Douz ou Tozeur transforme un long trajet à sens unique en un itinéraire plus complet dans le sud de la Tunisie.

Matmata se trouve dans un paysage sec et cratéré du gouvernorat de Gabès, et depuis la route elle paraît à peine habitée : un semis de monticules de terre bas et, ici ou là, une antenne satellite qui pointe hors du sol. Les familles berbères de la ville ont résolu la chaleur estivale impitoyable de la région il y a des siècles en creusant vers le bas plutôt qu’en construisant vers le haut, évidant cours et pièces dans la roche tendre du tuf quelques mètres sous la surface, où les températures restent nettement plus stables qu’à l’air libre.

Certaines de ces maisons-fosses sont encore habitées, plusieurs sont devenues de simples maisons d’hôtes, et l’une d’elles, l’Hôtel Sidi Driss, est connue bien au-delà de la Tunisie comme lieu de tournage du Star Wars original. Quoi qui vous amène ici, ce n’est pas un site patrimonial poli avec des panneaux explicatifs ; c’est un village en activité qui possède par ailleurs une tradition architecturale extraordinaire, et les meilleures visites le traitent comme tel.

Gouvernorat de Gabès, sud de la Tunisie, à environ 40 km au sud-ouest de la ville de Gabès
CoûtEnviron 5 TND (soit 1,50 €) pour visiter la cour d’une maison-fosse privée ; un café ou un déjeuner à Sidi Driss, typiquement 10 à 25 TND (3 à 7,50 €)
Temps nécessaireUne demi-journée pour le village lui-même ; une journée complète si vous ajoutez Toujane ou Tamezret
Pour s’y rendreVoiture, circuit organisé ou louage via Gabès ; environ 5 à 6 heures de route depuis Tunis
Meilleur momentMatin ou fin d’après-midi, en évitant la lumière plate de midi et le plus fort de la chaleur entre mai et septembre

Des maisons creusées dans la roche, pas construites dessus

La conception de base est constante dans les maisons les plus anciennes de Matmata : une cour circulaire ou ovale est d’abord excavée, enfoncée de plusieurs mètres dans le sol, puis des pièces sont creusées horizontalement à partir d’elle au niveau de la cour, parfois sur deux étages là où la roche le permet. Un tunnel en pente ou un escalier taillé relie la cour à la surface, et c’est le seul accès.

Vu d’en haut, on ne voit que le rebord de la fosse et peut-être un muret bas ; l’espace de vie réel reste invisible tant qu’on ne se tient pas au bord, à regarder en contrebas. C’est une réponse efficace à un climat véritablement hostile — les étés de Matmata dépassent largement 40°C, et la terre à quelques mètres de profondeur varie à peine entre le jour et la nuit, et encore moins d’une saison à l’autre.

Les familles utilisaient historiquement la cour comme espace social commun, avec des pièces séparées s’ouvrant sur elle pour le sommeil, le stockage et, dans les foyers plus grands, pour le bétail ou les céréales. L’ameublement était minimal par conception : des niches taillées directement dans les parois rocheuses servaient d’étagères et de placards, et les portes n’étaient souvent que des ouvertures habillées de tissu plutôt que des portes montées.

Certaines maisons encore occupées aujourd’hui ont ajouté l’électricité et une plomberie basique, mais la structure sous-jacente — la cour enfoncée, les pièces creusées — n’a pas beaucoup changé par rapport à ce que décrivaient les voyageurs du XIXe siècle. Il vaut la peine de le dire clairement : Matmata n’est pas une reconstitution ni un musée en plein air construit pour les visiteurs ; la tradition des maisons-fosses est une architecture vernaculaire bien réelle qu’un nombre décroissant de familles berbères utilise encore comme véritable habitation, même si beaucoup d’autres ont emménagé dans des maisons conventionnelles dans la partie plus récente de la ville.

L’Hôtel Sidi Driss et le lien avec Star Wars

L’Hôtel Sidi Driss est la maison-fosse que presque tous les visiteurs demandent par son nom, car ses pièces souterraines et sa cour ont servi aux prises de vue intérieures de la ferme de la famille Lars dans le Star Wars original de 1977, et la production est revenue en Tunisie pour des films ultérieurs de la saga.

L’hôtel exploite ce lien sans en abuser : il y a une poignée de photos encadrées et d’accessoires dans la cour, et les chambres elles-mêmes sont reconnaissables comme celles vues à l’écran, mais cela reste un hôtel budget modeste et fonctionnel plutôt qu’une attraction de parc à thème. Descendre dans la cour ne coûte pas grand-chose, voire rien, si vous prenez un café ou un déjeuner sur place, et la plupart des gens y passent vingt à trente minutes à regarder autour d’eux avant de poursuivre.

Il est honnête de dire que la nouveauté porte la visite plus que le décor lui-même. Les pièces sont petites, l’éclairage est volontairement tamisé, et il n’y a pas grand-chose comme explication au-delà de ce que raconte un chauffeur ou un guide. Si vous n’avez jamais vu le film, l’intérêt chute considérablement, bien que l’architecture souterraine mérite tout de même le court arrêt en soi.

Un circuit de deux jours entre Tataouine et Matmata construit autour des lieux de tournage de Star Wars couvre Sidi Driss ainsi que les décors plus élaborés plus au sud près de Tataouine et de Ksar Hadada, ce qui donne à l’angle Star Wars bien plus de profondeur qu’un simple arrêt à Matmata. Si les lieux de tournage sont votre principal intérêt, notre guide dédié aux lieux de tournage de Star Wars dans le sud de la Tunisie cartographie l’ensemble des décors, de Sidi Driss ici à Matmata jusqu’aux décors plus élaborés de Tatooine plus au sud.

Autres hôtels et maisons d’hôtes troglodytes

Sidi Driss n’est pas le seul hôtel souterrain de Matmata. L’Hôtel Marhala, un ensemble converti de maisons-fosses, est plus simple et plus tranquille, attirant les voyageurs qui font la boucle du sud en voiture plutôt que les groupes de circuits à la journée. Diar El Barbar se situe un cran au-dessus en termes de confort, construit dans le style troglodyte avec des chambres plus modernes autour de cours enfoncées et, chose inhabituelle à Matmata, une piscine — une base raisonnable pour la nuit si vous voulez un vrai lit et une douche après une journée poussiéreuse.

HôtelStyleChambre double typiqueIdéal pour
Hôtel Sidi DrissMaison-fosse d’origine, liée au filmEnviron 60 à 90 TND (18 à 27 €)Étape Star Wars, voyageurs à petit budget
Hôtel MarhalaMaison-fosse convertie, simpleEnviron 70 à 100 TND (21 à 30 €)Nuit tranquille, road-trippers
Diar El BarbarStyle troglodyte avec piscineEnviron 150 à 220 TND (45 à 65 €)Séjours axés sur le confort

Aucun de ces établissements n’est un hôtel de luxe, et les chambres sont volontairement petites et sombres, ce qui relève du parti pris architectural plutôt que d’un défaut. Si vous ne faites que passer pour quelques heures, un café dans la cour de Sidi Driss suffit à voir l’intérieur d’une maison-fosse sans réserver de chambre nulle part.

Se rendre à Matmata depuis Tunis, Djerba et Gabès

En voiture ou en circuit organisé depuis Tunis

Matmata se trouve à environ 450 km de Tunis, et le trajet prend cinq à six heures sur l’autoroute A1 en direction de Gabès puis sur une route secondaire vers l’intérieur des terres. Très peu de visiteurs font cela comme excursion à sens unique depuis la capitale étant donné le temps de conduite ; cela a bien plus de sens comme une étape au sein d’une boucle méridionale plus longue qui inclut aussi Douz, la lisière du Sahara, ou les oasis de montagne près de Tozeur.

Un circuit de deux jours reliant El Jem, Matmata, Douz, Tozeur, Chebika et Tamerza est un moyen raisonnable de voir Matmata aux côtés de plusieurs autres incontournables du sud sans conduire vous-même sur tout le trajet.

Depuis Djerba ou Gabès

Si vous êtes déjà basé à Djerba, Matmata est un trajet bien plus court, environ deux heures par la route via Zarzis ou Médenine, et une excursion populaire d’une demi-journée ou d’une journée complète depuis les stations balnéaires de l’île. Depuis la ville de Gabès elle-même, c’est encore plus proche, moins d’une heure sur une route relativement directe, ce qui fait de Gabès la base pratique pour voir Matmata sans s’engager sur une nuit dans le sud.

Louages et transports publics

Les louages (taxis partagés) circulent assez régulièrement entre Gabès et Matmata pendant la journée, et c’est l’option économique si vous voyagez de façon indépendante sans voiture de location. C’est un itinéraire viable, mais les correspondances depuis Matmata elle-même vers Toujane ou Tamezret sont rares, donc la plupart des voyageurs indépendants négocient soit un taxi pour la boucle une fois sur place à Matmata, soit acceptent de ne voir que le centre-ville.

Une voiture de location offre bien plus de flexibilité pour toute cette région ; voir nos notes sur la location de voiture en Tunisie et conduire en Tunisie si vous pesez cette option face à un circuit.

Toujane, terrasses au-dessus d’une vallée sèche

Toujane se trouve à environ 18 km au sud-ouest de Matmata, perchée sur une colline au-dessus d’une vallée en terrasses d’oliviers et de figuiers, et c’est un contraste utile avec Matmata elle-même : plutôt que des maisons-fosses creusées dans un sol plat, les vieilles maisons en pierre de Toujane grimpent le versant par paliers, avec un ksar (grenier fortifié) en ruines couronnant la colline au-dessus.

La montée mérite d’être faite lentement — la route en lacets offre de belles vues en arrière sur les terrasses, et le village lui-même est assez petit pour être parcouru en moins d’une heure. Les tisserands locaux de Toujane produisent des tapis et couvertures en laine à motifs géométriques berbères, vendus directement depuis de petites boutiques ou des maisons plutôt que via le réseau des grands souks, et les prix sont généralement plus bas qu’à Tunis, même si le marchandage reste attendu.

Il y a peu d’infrastructure formelle ici — pas de guichet de billets, pas d’horaires de visite fixes — une visite consiste donc simplement à parcourir les ruelles, profiter de la vue, et peut-être acheter un tapis si l’un d’eux vous plaît. Cela s’associe naturellement à Matmata en une boucle d’une demi-journée, et plusieurs des circuits à la journée dans la région désertique depuis Gabès ou Djerba incluent une étape à Toujane aux côtés de Matmata pour exactement cette raison.

Tamezret et son vieux quartier berbère

Tamezret, à une courte distance au nord de Matmata, est un autre village berbère perché sur une colline, et elle possède une particularité qui vaut la peine d’être connue : c’est l’un des rares endroits de cette partie de la Tunisie où l’ancienne langue berbère, le tamazight, est encore parlée par certains habitants aux côtés de l’arabe, plutôt que d’avoir été entièrement remplacée.

Le vieux quartier possède des maisons en pierre construites à flanc de colline dans un style similaire à Toujane, avec un petit musée local près du sommet exposant costumes traditionnels, outils et objets domestiques de la région — modeste et avec peu de signalétique en anglais, mais utile pendant vingt minutes si vous voulez du contexte au-delà de ce qu’explique généralement un chauffeur.

La partie plus récente de Tamezret s’est étendue en contrebas de la colline en habitat conventionnel en béton, ce qui vaut la peine d’être mentionné honnêtement : comme une bonne partie de la région de Matmata, le quartier pittoresque en pierre est le cœur historique plutôt que la ville entière, et le dépeuplement vers un habitat plus facile et plus plat se poursuit régulièrement depuis des décennies. Visiter Tamezret aux côtés de Toujane et Matmata donne une image raisonnablement complète des schémas d’installation berbère dans cette poche du sud — maisons-fosses dans la plaine, villages en pierre en terrasses sur les collines — en une seule boucle qui ajoute peut-être deux heures supplémentaires à une visite de Matmata.

Ce qui se passe réellement lors d’une visite de maison-fosse

Au-delà de l’Hôtel Sidi Driss, plusieurs maisons-fosses privées à Matmata et aux alentours ouvrent leur cour aux visiteurs contre une petite somme, généralement versée directement à la famille plutôt que via un système de billetterie formel. Une visite typique consiste à être conduit dans la cour, à se voir indiquer les différentes pièces — cuisine, stockage, chambres — et parfois à se voir offrir du thé à la menthe, un geste courtois qui mérite un petit pourboire plutôt qu’une obligation.

Ce sont de véritables maisons privées, habitées ou anciennement habitées, pas des reconstitutions mises en scène, il convient donc d’être un invité respectueux : demandez avant de photographier des membres de la famille, et ne vous aventurez pas dans des pièces sans y être invité.

Fixez vos attentes modestement. Une seule visite de maison-fosse prend quinze à vingt-cinq minutes et ne s’accompagne pas de beaucoup de récit à moins que votre guide ne le complète, l’intérêt réside donc surtout dans la vue de la structure elle-même plutôt que dans l’acquisition d’une grande quantité d’histoire détaillée sur place. Si un contexte culturel plus approfondi vous intéresse, notre guide plus large sur le patrimoine berbère en Tunisie couvre davantage l’histoire derrière ce que vous regardez qu’un rapide arrêt dans une cour ne le peut.

Construire une boucle désertique autour de Matmata

Parce que Matmata représente un si long trajet depuis Tunis à elle seule, presque tout le monde l’intègre à un itinéraire méridional plus large, et il existe quelques façons sensées de le structurer. La plus courante associe Matmata à Douz, la ville considérée comme la porte du Sahara, et continue vers Tozeur et les oasis de montagne, ce qui correspond à peu près à l’itinéraire couvert par le circuit de deux jours El Jem–Matmata–Douz–Tozeur mentionné plus haut.

Depuis Douz, beaucoup de voyageurs ajoutent une nuit dans le désert lui-même ; un trek d’une nuit à dos de chameau au Sahara partant de la région de Douz offre une vraie nuit sous les étoiles loin de toute ville, ce qui constitue une expérience très différente d’un simple arrêt d’après-midi à Matmata. Notre page sur le trekking à dos de chameau dans le Sahara tunisien détaille à quoi s’attendre en selle et comment se déroulent généralement les itinéraires.

Si Tunis est votre base et que vous préférez ne pas conduire vous-même sur toute la distance, un circuit de deux jours au désert depuis Tunis, Sousse ou Hammamet avec une nuit sous la tente atteint la région désertique sans que vous ayez à planifier la logistique vous-même, même s’il privilégie généralement les dunes et l’expérience du camp à un long arrêt à Matmata.

Pour planifier le voyage plus large, il vaut la peine de comparer les options sur notre page sur les circuits au Sahara depuis Tunis et de choisir entre un circuit de deux ou trois jours au Sahara selon la part du sud que vous voulez couvrir.

Coûts, timing et ce qu’il faut apporter

Matmata elle-même est peu coûteuse : les visites de cour se comptent en quelques dinars, un repas dans l’un des restaurants simples près du centre coûte typiquement 15 à 30 TND (environ 4,50 à 9 €) par personne, et même une nuit dans l’un des hôtels-maisons-fosses dépasse rarement 30 € pour une chambre double. Le vrai coût d’une visite de Matmata tient généralement au transport — carburant ou prix du circuit pour un long trajet — plutôt qu’à ce que vous dépensez une fois sur place.

Si vous poursuivez plus au sud vers Ksar Ghilane ou à travers le Chott el Jerid, prévoyez un budget réaliste pour un voyage de plusieurs jours plutôt que de traiter Matmata comme un simple complément rapide à des vacances basées à Tunis.

Que porter et emporter

Une tenue modeste et pratique fonctionne le mieux : épaules et genoux couverts sont appréciés dans le village en général, et des chaussures fermées aident sur les marches irrégulières menant aux cours des maisons-fosses. Apportez de l’eau, car les commerces dans la partie ancienne de Matmata sont limités, et un chapeau si vous visitez entre la fin du printemps et le début de l’automne, période où l’espace à découvert entre les maisons n’offre aucune ombre.

Si votre itinéraire se poursuit dans le désert proprement dit, voir notre page sur ce qu’il faut emporter pour une nuit au Sahara, car les besoins de Matmata (soleil, poussière, tenue modeste) sont en réalité une version allégée de la même liste.

Meilleure période de l’année et du jour

Le printemps (mars à mai) et l’automne (octobre à novembre) sont les mois les plus confortables, avec des températures diurnes qui rendent la marche entre le village, Toujane et Tamezret réellement agréable. Les visites estivales sont courantes mais exigeantes — voir nos notes sur la chaleur du Sahara en été avant de planifier un voyage en juillet ou août dans cette région. Au sein d’une même journée, la lumière du matin avant environ dix heures et les deux heures précédant le coucher du soleil fonctionnent mieux, à la fois pour la photographie et le confort, que la lumière plate et dure de midi.

Erreurs à éviter

Questions fréquentes sur les maisons troglodytes de Matmata

Quel âge ont les maisons-fosses de Matmata ?

Il n’existe pas de date fiable unique, car la tradition s’est développée progressivement et les maisons existantes ont été reconstruites et recreusées sur plusieurs générations, mais le style est généralement compris comme vieux de plusieurs siècles, probablement antérieur à la domination ottomane dans la région. Ce que l’on voit aujourd’hui est une continuation vivante de la technique plutôt qu’une ruine archéologique, ce qui fait en partie sa singularité par rapport à la plupart des autres étapes du sud de la Tunisie.

Des gens vivent-ils encore réellement dans les maisons-fosses ?

Certains, oui, bien que le nombre ait décliné régulièrement à mesure que l’habitat conventionnel plus récent s’est répandu dans la ville. Plusieurs maisons-fosses autrefois résidentielles sont devenues les petits hôtels et maisons d’hôtes où logent ou passent les visiteurs, dont l’Hôtel Sidi Driss, tandis que d’autres restent des maisons familiales privées généralement fermées aux visiteurs de passage.

Quelles scènes de Star Wars ont été tournées à l’Hôtel Sidi Driss ?

Sidi Driss a fourni des décors intérieurs utilisés pour la ferme de la famille Lars dans le film original de 1977, et les paysages désertiques tunisiens plus largement, y compris des sites plus au sud près de Tataouine, ont été réutilisés pour des films ultérieurs de la saga. Sidi Driss lui-même est le plus accessible de ces lieux pour un court arrêt, tandis que les décors plus élaborés construits spécifiquement pour le film se trouvent plus au sud.

Un guide est-il nécessaire pour visiter Matmata, ou peut-on explorer de façon indépendante ?

Vous pouvez visiter de façon indépendante en voiture, en particulier la cour de Sidi Driss et le centre-ville, mais un guide ou un circuit organisé apporte une réelle valeur ajoutée pour les visites de maisons-fosses chez des familles privées et pour trouver son chemin vers Toujane et Tamezret, où la signalétique est minimale. Les voyageurs indépendants sans voiture trouveront un guide ou un taxi organisé quasiment indispensable pour atteindre les villages de colline.

Comment Matmata se compare-t-elle aux villages semi-troglodytes plus au sud, comme Chenini ?

Les maisons-fosses de Matmata sont creusées droit dans un sol plat, tandis que les villages plus au sud vers Tataouine, construits à flanc de colline avec des pièces en forme de grottes creusées horizontalement dans la roche, utilisent une technique différente. Les deux sont une architecture vernaculaire berbère authentique, mais elles se ressemblent et se ressentent différemment, donc voir les deux si votre itinéraire le permet donne une image plus complète des traditions de construction de la région plutôt que de supposer que l’une représente l’autre.

Peut-on passer la nuit dans l’un des hôtels troglodytes ?

Oui, et c’est un moyen raisonnable de vivre réellement le principe des maisons-fosses plutôt que de simplement passer une heure. Les chambres sont petites et sobrement meublées de par la nature de l’architecture, ajustez donc vos attentes en conséquence, mais une nuit à l’Hôtel Sidi Driss ou à l’Hôtel Marhala est peu coûteuse et donne une bien meilleure idée des conditions de vie souterraines qu’un simple arrêt de jour.

Matmata convient-elle pour une excursion à la journée avec des enfants ?

La nouveauté des maisons-fosses et le lien avec Star Wars tendent à plaire aux enfants, et la marche impliquée reste gérable pour la plupart des âges, même si les marches menant aux cours peuvent être irrégulières et nécessitent une surveillance. Le long trajet depuis Tunis est la considération la plus importante pour les familles, bien plus que quoi que ce soit lié au site lui-même.

Que manger pendant votre passage à Matmata ?

Les options sont limitées mais fonctionnelles : une poignée de restaurants simples près du centre-ville servent une cuisine tunisienne standard — couscous, grillades, salades — et l’Hôtel Sidi Driss comme l’Hôtel Marhala servent des repas aux visiteurs de passage. N’attendez pas de variété ni de raffinement ; c’est une étape pratique pour un repas plutôt qu’une destination gastronomique en soi.

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